La Plateforme Régionale

d'Aide aux Migrants

                   OPERATION MAT 25                        Union des ACTES

 

 

 

 

Coordination...

L'Eglise et les migrants dans la région des Hauts de France

La Plateforme régionale d'aide aux migrants des Hauts de France, suscitée par CNEF solidarité, en collaboration avec l'Union des ACTES, est coordonnée par l'association Bethlehem de Saint-Omer. Elle regroupe différentes églises et associations chrétiennes évangéliques de la région.

Norrent-Fontes

Le camp de la Marnière

Eglises évangéliques actives :

Eglise Evangélique Baptiste de Bruay-la-Bussière

ADD St-Omer

Quelques associations actives :

Terre d'Errance

Gynécologie Sans Frontière

Convoy of Hope

Bethlehem

Ce "camp" existe depuis environ 10 ans. Il a connu des périodes où il abritait plusieurs centaines de personnes, d'autres périodes moins peuplées. Ils sont aujourd'hui une petite centaine.
Cet effectif pourrait cependant bien changer de nouveau avec le retour des migrants des Centres d'Accueil et d'Orientation et les nouveaux arrivants.


Certains sont là depuis quelques mois, d'autres arrivent, d'autres partent : Il y a un roulement permanent dans le camp.

Les personnes de ce camp sont originaires d'Afrique (Éthiopie, Érythrée, Soudan). Ils sont pour la plupart musulmans, chrétiens orthodoxes d’Éthiopie. Il s'y trouve aussi quelques chrétiens évangéliques.

Le Tribunal de grande instance de Béthune a rendu, le 12 Octobre 2016, sa décision dans le dossier qui oppose deux parties. D'une part, la mairie de Norrent-Fontes et des propriétaires privés du terrain occupé par les migrants du camp Norrent-Fontes, souhaitant la fermeture de la jungle, d'autres part les associations sur place qui souhaitent son maintient faute de meilleure option pour les migrants..

La décision a été prise que :

"les exilés ont le droit de rester là tant qu'un réel accompagnement ne sera pas mis en place.

La juge estime que les personnes qui survivent dans ce bidonville seraient plongées dans une précarité encore plus grande s'il était détruit et que les CAO ne constituent pas en soi un accompagnement suffisant." (source)

Un appel a cependant été fait de cette décision. Dans l'immédiat, le camp reste dans son état actuel. S'il est une bonne chose que les migrants présents dans ce camp puissent y rester paisiblement, les conditions de vie sont cependant difficiles.

 

Les quelques chrétiens évangéliques que compte cette jungle sont pris en charge tous les week-end par l'église de Bruay-la-Bussière (culte traduit, repas, mise à disposition du logement pastoral, blanchissement du linge). L'aide sur place n'est pas conditionnelle : elle est apporté indistinctement de la confession des migrants.

 

Steenvoorde

-pas de camp-

Eglises évangéliques actives :

Eglise ADD St-Pol-sur-Mer

Eglise ADD St-Omer

Eglise ADD Calais

Quelques associations actives : 

Terre d'Errance

Le Phare

Convoy of Hope

Bethlehem

 

 

Cette "jungle" a été démantelée voici plusieurs mois, le 11 Juillet 2016.

Il n'y a pas de "jungle" ni de camp à Steenvoorde : les migrants dorment dehors. Leur situation est des plus précaires. Beaucoup n'ont même pas la possibilité d'avoir des tentes : ils dorment dans des sacs de couchages. Leur nombre est inconnu mais l'accueil de jour, tenu chaque jour depuis huit ans par deux bénévoles de l'association Terre d'Errance, peut accueillir 50 personnes maximum.

Les locaux sont prêtés par l'église catholique. Les bénévoles sont des particuliers mettant à disposition leurs salles de bains et lavant le linge. Le local d'accueil est un bâtiment où beaucoup de travaux seraient à faire. Les migrants s'y réfugient la journée pour dormir, se reposer, aller aux toilettes, manger, prier.

Les personnes migrantes sont d'origines africaines (Soudan, Érythrée, Éthiopie), de religions musulmanes ou chrétiennes orthodoxes.

Un reportage de France 3 régional, daté du 16 février 2017, où l'on peut voir différentes visions du problème à Steenvoorde : crainte des routiers, réaction de la mairie et de certains habitants et, surtout, situation catastrophique des personnes en exil.

 

Grande-Synthe

Le camp de la Linière a été presque entièrement détruit suite à un incendie en avril 2017

Eglises évangéliques actives :

Eglise ADD St-Pol-sur-Mer

Eglise ADD St-Omer

Armée du Salut

DKlive

Quelques associations actives :

AFEJI (dirigeant)

Gynécologie Sans Frontière

L'Auberge des Migrants

Carrefour des solidarités (collectif d'associations)

Utopia 56

Le Phare

Convoy of Hope

Creative

Bethlehem

Kesha Niya

Free Shop

...

 

 

Le camp de Grande-Synthe était le seul véritable camp organisé (et non "jungle", campement improvisé et sauvage) de la région. Sa création, à l'initiative du maire Damien Carême, a fait suite au démantèlement de l'ancienne jungle de Grande-Synthe et a été mis en place par Médecin Sans Frontière le 7 Mars 2016. S'il a autrefois été coordonné par Utopia 56, il était jusqu'en avril 2017, piloté par l'AFEJI (Association des Flandres pour l'Éducation, la formation des Jeunes et l'Insertion sociale et professionnelle).

Prévu à l'origine pour 1500 personnes, il abritait en  grande majorité des personnes originaires du Moyen-Orient, de la Syrie à l'Afghanistan avec une majorité de Kurdes et d'Iraniens.

 

Au niveau spirituel, le camp était sensible : la très grande majorité des personnes présentes était originaire du Proche-Orient, et la conversion de musulmans à Christ rendait élevé le risque de persécution sur ce camp. Les actions chrétiennes y étaient donc menées avec sagesse et discernement pour la sécurité des chrétiens en exil résidant sur le camp. 

Suite à l'incendie, en avril 2017, la très grosse majorité des personnes (personnes seules et familles entières) ont été déplacées dans des CAO partout en France. Cependant, on estime à environ 300 à 400 les personnes en errance sur la commune ou les environs de Grande Synthe. Ces personnes sont suivies et aidées par plusieurs associations, dont Bethlehem.

Suite aux constats réguliers de persécutions des chrétiens à Grande Synthe, la plateforme régionale des migrants a décidé en mai 2017 la création d'un lieu d'accueil à leur intention, pouvant accueillir une vingtaine de personnes (voire plus). Ce projet est en cours.

Document archive :

Une présentation de la situation du camp de la Linière par Jungle News (Arté) au 16 Février 2017.

La "jungle" de Calais a été totalement détruite (y compris la partie officielle, avec les containers). Les migrants ont étés conduits dans des Centres d'Accueil et d'Orientation implantés dans toute la France (voir ci-dessous : les CADA & CAO).

Toutefois, les raisons profondes qui forcent ces personnes à fuir leurs propre maisons et leurs pays existent, hélas, toujours. En conséquence, les migrants arrivent toujours, suivant leur rêve britannique. Ce sont souvent des mineurs.

 

D'autres arrivent parce qu'ils ne parviennent plus à attendre dans les Centres et préfèrent agir, en tentant le passage de la Manche... Beaucoup de mineurs pensaient que la Grande Bretagne allait les accepter par le regroupement familial comme annoncé, c'est à dire les accepter sur le territoire si leurs parents directs y sont déjà présent. Le gouvernement britannique a cependant par la suite annoncé avoir accepté le maximum qu'il pouvait, créant une déception chez les jeunes qui les amènent à passer d'autres manières. Tous se retrouvent à Calais pour tenter de parvenir à parcourir les quelques 30 km qui les séparent encore de leur rêve.

 

Plus aucune structure d'accueil ne sera cependant admise à Calais pour les migrants. Certaines aides apportées par les associations ne sont également plus tolérées depuis la fermeture de la "jungle", même si des recours en justice peuvent faire pencher la balance, prenant la forme de bras de fers entre associations et autorités en place. Les textes de lois sont maniés, tantôt vers l'aide humanitaire à apporter, tantôt vers l'aide à l'immigration considérée comme illégale. Il est bien difficile de s'y retrouver.

 

Deux certitudes demeurent cependant :

-Les migrants viennent à cet endroit parce que le passage vers la Grande-Bretagne s'y trouve. Cette réalité géographique n'est pas modifiable.

-Aucun problème ne se résout par le refus de le prendre en compte.

 

Tatinghem

Camp de Tatinghem

 

Eglise évangélique active :

ADD St-Omer

Quelques associations actives :

Emmaüs St Martin-lez-Tatinghem

Bethlehem

 

Le "camp" y est bien implanté, très réduit (pas plus d'une trentaine de personnes) et bâti en cabanes de bois. Les personnes sont originaires du Proche-Orient (Afghanistan).

L'association Emmaüs de Saint-Martin-lez-Tatinghem y effectue un travail remarquable : elle apporte tous les mardi, jeudi et samedi matin de la nourriture, de l'eau et du bois. Les douches sont les mardi, jeudi, vendredi après-midi plus le samedi matin. Un bénévole de Bethlehem y apporte quelques fois du pain.

Les besoins premiers du camp de Tatinghem sont donc relativement biens couverts.

Une présentation du camp par Jungle News (Arté).

 

Lille

-Pas de camp-

 

Eglise évangélique active :

Eglise 'la réconciliation'

 

Quelques Associations actives :

Centre de la Réconciliation

ABEJ

...

 

 

Depuis plusieurs années, la ville de Lille est le théâtre d'un problème lié au phénomène migratoire en marge des "jungles" et des camps : celle de l'accueil des mineurs isolés.

 

Un reportage de France 4 de 2015 illustre la situation, ainsi que l'engagement de l'Eglise.

 

Depuis 2013, des jeunes dorment la nuit dans la salle de culte de l'église 'La Réconciliation'. Ils se lèvent à sept heure, nettoie et rendent la salle comme ils l'ont trouvée pour les activités spirituelles, jusqu'au soir ou les locaux leurs sont à nouveau prêtés pour la nuit...

En effet, la démarche pour être reconnu mineur demande un certain temps et n'aboutit pas toujours. Les critères sont variables selon les individus, quant à ceux qui sont effectivement reconnus mineurs, bien que la loi impose un hébergement, il n'y pas toujours de place dans les hébergements.

L'Eglise de la Réconciliation n'a donc pas hésité à ouvrir les portes de son local de culte, faute d'autre solution.

 

 

Et ailleurs ?

CADA & CAO

 

 

 

Depuis le démantèlement de la jungle de Calais, bien des migrants ont étés disséminés sur l'ensemble du territoire français.

Aussi, lorsque des bénévoles appellent pour venir nous prêter main forte dans les Hauts de France, nous les encourageons à le faire, les assurant que nous les accueillerons avec plaisir si l'organisation le permet. Toutefois, nous insistons sur la nécessité d'aller au contact des Centres d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (CADA) et des Centre d'Accueil et d'Orientation (CAO) qui se trouvent désormais partout en France.

En effet, des personnes souhaitant venir en aide aux migrants peuvent apporter tellement plus dans un CAO ou un CADA de leur localité plutôt qu'en aidant ponctuellement loin de chez eux ! Le soutient apporté aux personnes migrantes aura ainsi la possibilité de se faire sur du plus ou moins long terme. Le suivi et le relationnel construira un impact positif important..

Le site mis en place par les associations laïques Utopia 56 et l'Auberge des migrants est une référence sur la question des centres : http://www.infocao.net/

 

Lorsque la Jungle de Calais était en place, nous avions rencontré cet homme, Fouad. Il vivait alors dans une cabane avec une petite communauté syrienne, qui entretenait un climat chaleureux malgré les difficultés. Nous n'avions plus de nouvelles de lui jusqu'à ce court reportage, où il est interviewé par Jungle News (Arté). A travers le partage de son sentiment sur sa situation, nous comprenons vite comment la présence et la qualité de la relation sont essentielles.

 

 

 

Comment aider les réfugiés ?

 

 

 

- Prières

Merci de votre soutien dans la prière.

Nous pouvons témoigner que l'implication spirituelle dans l'amour du prochain change la donne : bien des situations difficiles trouvent une issue grâce à vos prières pour ces personnes.
Les migrants, quelle que soit leur confession, ont des besoins spirituels. Ils demandent en effet fréquemment la prière lors de nos visites.

La prière pour nos autorités est également très importante, afin que Dieu les aide dans la gestion difficile de ce problème.

 

-Participer à changer l'image des réfugiés

Si vous avez déjà travaillé ou eu des contacts avec des migrants, n'hésitez pas à partager cet expérience autour de vous. Bien des gens réagissent mal, ou avec indifférence, au sujet des migrants parce qu'ils ont une certaine crainte de ces personnes. Cette réaction vient en majeure partie du fait qu'ils ne connaissent pas ces personnes étrangères dont on parle tant, souvent avec hostilité.

L'analyse rapide d'une psychanalyste de France-Info.

 

- L'accueil des réfugiés en France

Nous recherchons pour certains migrants, notamment les chrétiens persécutés, des hébergements : familles d'accueil, chambres, studio...
Certaines personnes souhaitent rester en France de façon officielle et reconnue. N'hésitez pas à nous contacter pour tout renseignement ou question.

 

- Dons

Chaque église et association fonctionne avec ses propres ressources et dons. Votre soutien est donc nécessaire pour que nous puissions continuer notre travail sur les jungles et camps des Hauts de France.

 

-Visites dans les CAO-CADA

Il y a probablement un centre près de chez vous. Renseignez-vous sur le site http://www.infocao.net/ pour prendre contact avec un centre et établir un partenariat ou simplement faire des visites !

 

Pour toute demande d'information sur l'organisation de la plateforme régionale, vous pouvez contacter :

Union des ACTES / Association Bethlehem

29 bis quai du Haut Pont  62500 Saint-Omer
tél. : 03.21.39.60.30
rdesp@orange.fr